Notre carrière s'allonge mais notre employabilité diminue

Notre carrière s'allonge mais notre employabilité diminue
Photo by Xin / Unsplash

Votre organisation est-elle prête pour des carrières à 4 actes (et pas 2) ?

On vit plus longtemps. On travaille plus longtemps.

Et pourtant, dans beaucoup d’organisations, l’âge “idéal” d’un candidat resterait entre 28 et 42 ans.

Cherchez l’erreur.

Ça, c’est nos têtes quand on capte qu’il y a vraiment un truc qui cloche.

Dans le dernier épisode de Learning by doing, j’échange avec Laetitia Vitaud, conférencière et autrice de L’Atout âge (64 idées pour faire de la diversité des générations une force).

Ce que j’en retiens, côté RH et managers :

  • Décorréler l’âge chronologique de l’âge professionnel
    On peut être “junior” dans un métier à 45 ans, sans être junior dans la vie.
  • Recruter des “grands débutants”
    Oser un profil 50+ sur un poste dit “junior” et mesurer ce que ça change vraiment (engagement, robustesse, maturité, transferts de compétences).
  • Arrêter de pénaliser les “trous” dans le CV
    Aidance, maladie, parentalité, reconversion… Ce n’est pas du vide. C’est de l’expérience, souvent sous-valorisée.
  • Sortir du débat caricatural sur “les générations”
    La diversité d’âge, bien travaillée, augmente sécurité psychologique, transmission, innovation.
  • Repenser l’environnement de travail pour des corps réels
    Bruit, sédentarité, flex-office showroom… L’idée que je garde : voir le bureau comme un atelier, pas comme un décor.

On a conclu l’épisode avec 3 décisions très actionnables pour DRH + des gestes simples côté manager.

Si vous recrutez, managez, ou animez une communauté managériale : cet épisode va vous faire réfléchir… et probablement ajuster deux-trois réflexes.


Peut-on rester ami avec ses collègues quand on passe manager ?

63 % des jeunes managers se sentent mal préparés à assumer une posture d’autorité.

Et c’est souvent là que surgit la question qui met tout le monde mal à l’aise :
Peut-on rester “ami” avec son équipe quand on devient manager ?

La vraie difficulté, ce n’est pas d’être proche.
C’est de rester proche sans brouiller le cadre.

Merci beaucoup à l’équipe Courrier Cadres de relayer ma tribune sur le sujet, avec 5 clés très concrètes pour trouver la juste distance.

Ce que je vois le plus souvent chez les nouveaux managers

  • Une proximité qui crée de la confiance… mais complique les recadrages
  • Des décisions difficiles repoussées “pour ne pas abîmer la relation”
  • Un favoritisme involontaire, parfois juste perçu, qui casse le collectif

Le repère le plus simple que je donne :

Avant un feedback, se demander : “Est-ce que je le formulerais pareil si je n’avais pas d’affinités avec cette personne ?”

C'est tout pour cette semaine,

À très vite,

Baptiste.


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Voilà et n'oubliez pas :

On n'apprend jamais mieux qu'en faisant !