Notre cerveau prend des raccourcis et ça peut nous jouer des tours.

Pour nommer ces raccourcis on utilise aussi le terme de biais cognitif.

En avoir conscience, ça fait vraiment la différence dans notre manière d’analyser certaines situations au travail.

On prend en moyenne 35 000 décisions par jour, alors forcément notre cerveau prend des chemins de traverse.

Voici les 4 grandes situations où ça arrive

Trop d’information

Face à une surcharge d'informations, notre cerveau agit comme un filtre qui sélectionne des stimuli à nous présenter en priorité.

Exemple : le biais de négativité 📉

À intensité égale, on est plus touché par les informations à teneur négative que les informations neutres ou positives.

Si vous regardez la programmation des chaînes d’info en ce moment, vous identifierez vite le problème.

Conseil pour limiter son effet :

Célébrer les bonnes nouvelles en équipe, donner + régulièrement des feedbacks de reconnaissance autour de vous.

Pas assez d’éléments pour décider

Face à des situations inconnues, on agit souvent selon des schémas pré-conçus.

Exemple : le biais d’autorité 🎓

Quand la ou le manager est dans la réunion, on a tendance à suivre son avis ou sa recommandation.

C’est aussi pour ça qu’on met des blouses blanches aux acteurs qui vous vendent d cela lessive.

Blouse blanche = expert = efficacité du produit

Conseil pour limiter son effet :

Si vous souhaitez favoriser l'entre-aide entre pairs, faites appel à un facilitateur externe à l'équipe et sortez + souvent de la salle si vous êtes manager.

Besoin d’agir vite

Pour avancer, on a tendance à privilégier les choses qu’on a déjà commencé.

Exemple : l’effet IKEA 🪑

On accorde davantage de valeur au produit qu’on a - au moins - partiellement construit.

Pareil pour les préparation culinaires où l’on a juste un oeuf à casser dans le bol, ou les projets bloqués en cours de réalisation.

Conseil pour limiter son effet :
S'entrainer à la prise de hauteur pour toujours être en position d'arbitrer sur la base d'éléments factuels.

Ce qu’on doit retenir

On stocke nos souvenirs selon l’expérience qu’on en a eu.

Exemple : l’effet Google ou amnésie digitale  💾

On a tendance à oublier ce que l’on sait pouvoir retrouver facilement sur Internet.

Conseil pour limiter son effet :
Ne pas se reposer uniquement sur le vécu commun ou le savoir-faire de quelques expert.e.s et mettre une base de gestion des connaissances partagée.

Si le sujet vous intéresse, je partage cette cartographie des principaux biais cognitifs dénichée par Arnaud, mon associé, juste ici.

Le truc super utile est que chaque biais est cliquable et renvoie vers sa définition.

Bonne exploration !

C’est tout pour aujourd’hui,

J’espère que cela vous sera utile.


Quand ça sera le bon moment pour vous, voici 3 façons dont on peut vous aider :

  1. Reprenez le contrôle de votre temps en 5 jours et en équipe.
  2. Rejoignez le Club Teambakery par ici (3 700 + managers ont déjà franchi le pas)
  3. Bookez un échange sur vos sujets Learning (3 créneaux dispo chaque semaine)

À la semaine prochaine !

Baptiste.